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Sifer 2017

21-23 mars 2017   |  Lille Grand Palais, Lille, France

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Tribune de Héric Manusset (AIF)

Les entreprises du ferroviaire des Hauts-de-France doivent se regrouper et se tourner vers l’International

Par Héric Manusset, Directeur général AIF (Association des Industries Ferroviaires des Hauts-de-France), partenaire de SIFER 2017

Monsieur Manusset

 

 

 

 

 

 

 

Héric Manusset, Directeur général AIF (Association des Industries Ferroviaires des Hauts-de-France), partenaire de SIFER 2017

 

La 10ème édition de SIFER (21-23 mars 2017), le seul salon ferroviaire international organisé en France, est l’occasion de revenir sur les grandes évolutions de la filière mais aussi et surtout sur les enjeux de demain.

 

Un marché tourné désormais vers l’international

Avec 14 000 emplois et plus de 200 entreprises, les Hauts-de-France concentrent aujourd’hui 40 % de la production ferroviaire française. Pour autant, depuis 2012, le marché a beaucoup changé et s’est notamment mondialisé. S’il y a 10 ans, la pensée internationale n’en était encore qu’à ses balbutiements, aujourd’hui il est devenu une priorité. Les opportunités s’avèrent donc énormes pour les entreprises de la région.

Ainsi, pour exemple sur les 500 villes millionnaires (en nombre d’habitants) dans le monde, 330 n’ont pas de transport urbain dont 300 sont situés hors d’Europe. Face à cette internationalisation, elles doivent être capables d’innover et surtout de travailler ensemble pour proposer des solutions complètes. Un enjeu de taille pour les PME et PMI de la région habituée à proposer des solutions de qualité mais pas suffisamment encore des ensembles de plus en plus intégraux. Pour aller conquérir ses nouveaux marchés et notamment ceux du Maghreb et du Royaume-Uni (dont le marché Infrastructure est prometteur) et permettre aux sous-traitant de peser plus, une solution est de collaborer en créant des groupements d’entreprise.

Le premier d’entre eux a vu le jour fin 2015. Axelium regroupe ainsi une centaine de docteurs, ingénieurs et techniciens pour proposer une expertise pointue dans le ferroviaire mais aussi dans l’aéronautique et la défense, l’automobile, l’industrie ou encore l’environnement.

 

La diversification : clef de la réussite

Autre défi pour le ferroviaire en région, le virage de la diversification. Si en 20 ans de nombreuses innovations ont vu le jour notamment dans la grande vitesse, demain le défi consistera à proposer des infrastructures plus respectueuses de l’environnement (avec des déconstructions de train pièce par pièce), plus confortable (généralisation du wifi, moins de bruit) et surtout permettant d’embarquer plus de passagers. L’utilisation des nouvelles technologies et des matériaux toujours plus légers et performants deviendront primordiaux. Les modes de constructions évoluent et continueront d’évoluer.

Les procédés, les matériaux pourront servir dans le ferroviaire mais aussi dans le naval ou la logistique. Ainsi une entreprise utilisant la technique de la mécano soudure devrait pouvoir travailler dans le ferroviaire mais aussi pour le fluvial pour les barges navales par exemple. Une nécessité surtout avec l’arrivée du canal Seine-Nord.

 

La maintenance, un secteur d’avenir

Dernier tournant majeur pour la filière du ferroviaire, celui de la maintenance. Ce secteur était réservé hier à la SNCF mais demain les régions (propriétaire des flottes) pourront assurer la maintenance de leurs trains. Avec un parc ferroviaire d’une moyenne de vie de 8-10 ans, il va être nécessaire de permettre aux trains d’atteindre plus de kilomètres d’où un besoin de compétences.  Un marché porteur donc où nos entreprises locales pourront se positionner.

 

aif